Ecole Saint-Joseph-aux-Champs


Extrait de la revue paroissiale St Djoir pour le mois de juillet

Ecole Saint Joseph-aux-Champs

« Pour retrouver leur chemin, les sentiers aussi laissent des cailloux derrière eux. ».

 La célébration du Merci

Conte – Les Galets (adapté de Pierre Paul Delvaux)

C’était il y a peu de temps, tout près d’ici, dans un quartier ordinaire comme il y en a à Grez-Doiceau et dans tous les autres villages, un jardin public et des bancs en bois, comme il y en a dans notre village et dans tous les autres villages.

Là, vivait François. François est balayeur de rues et tous les matins, par tous les temps, il est là… Et la rue est propre et le jardin public lui aussi est propre.

Mais personne ne lui dit merci. Jamais.

L’autre jour, un enfant est sorti de la voiture de ses parents en faisant claquer la portière. Il prend un bonbon, le mange et jette l’emballage sur le trottoir.

François ramasse le papier, c’est son travail.  L’enfant ne dit pas merci. Il n’a même pas vu que François a ramassé le papier.

On trouve tout naturel qu’il y ait des gens qui ramassent nos déchets et qui balayent derrière nous, quand nous les avons jetés par terre. François aussi trouve cela tout naturel.

Et la rue est propre et le jardin public lui aussi est propre.

Et personne ne lui dit merci. Jamais. Personne ne lui offre un sourire.

Et si cela se trouve, comme l’an dernier, personne ne lui souhaitera de bonnes vacances….

Pourtant, un jour, sur un des bancs en bois du jardin public, un homme est là, tout seul.

Ses mains tremblent, son visage est très, très triste.

Personne ne le regarde, personne ne le voit. (Qui ose regarder les gens tristes ?)

François, lui, observe l’homme. Il passe et repasse avec son balai, à un endroit où il n’y a même plus de feuilles depuis longtemps.

L’homme ne voit pas François, il semble perdu et si seul . 

Finalement, François s’assied sur le banc en bois à côté de l’homme. L’homme ne le regarde pas. Ils se taisent.

Il y a dans leur silence quelque chose qui efface tous les bruits du monde qui les entourent.

Et tout à coup, l’homme se met à raconter à François. Il raconte, il raconte son histoire banale et triste. Si lourde à porter.

Il y a dans l’air comme un fil d’or…. Comme chaque fois que quelqu’un écoute l’Autre.

Brusquement, l’homme termine son récit : «  Ma vie n’a plus de sens …. Tout est fini pour moi… ». Le silence revient, pesant. Tout semble immobile.

Que dire ? …Que faire ? …Pour aider cet homme si triste, si seul.

« Ecoute .... » François ne savait pas ce qu’il allait dire et puis, tout à coup, c’est venu : il a retiré de sa poche un galet de rivière.

« Regarde cette pierre » dit François, « Un soir où j’étais triste comme toi, un enfant me l’a donnée ».

Il m’a dit : « Regarde cette pierre. Elle est unique dans le monde. Rien ne peut la remplacer ! Toi, aussi, tu es unique. ! Personne ne peut te remplacer. Comme cette pierre ! » .

Il m’a donné le galet et chaque fois que je perds courage, je serre cette pierre très fort dans mes mains. Alors, je retrouve du courage pour faire mon travail

Aujourd’hui, c’est toi qui es malheureux, je te donne ma pierre. Serre-la très fort …. »

L’homme a pris le galet. Et alors, il s’est passé quelque chose d’extraordinaire.

En souriant, l’homme a dit : «  MERCI ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tous les enfants de l’école ont ramassé des galets le long du chemin. Ils les ont décorés et ils ont réalisé un très grand MERCI 

D’après le Cantique des Créatures de St François d’Assise.

Il y a beaucoup de belles choses autour de nous : les arbres, les fleurs, les plantes, le soleil, les animaux, les personnes…..

Mais à qui pouvons-nous dire merci pour tout cela ?

« Merci à toi, mon Dieu ! »

Merci à Toi, mon Dieu, pour le joue et la nuit.

Merci à Toi, mon Dieu, pour l’eau et le vent.

Merci à Toi, mon Dieu, pour la terre et la mer, pour les arbres, les fleurs et toutes les plantes.

Merci à Toi, mon Dieu, pour le soleil, la lune et les étoiles.

Merci à Toi, mon Dieu, pour les poissons dans la mer et pour les oiseaux dans les airs.

Merci à Toi, mon Dieu, pour les animaux sauvages ou domestiques, énormes ou minuscules.

Merci à Toi, mon Dieu, pour tous ceux qui m’entourent : Maman, Papa et ………….

Tu es un Dieu bon. Amen » 

La remise des CEB : Bravo et « Bon vent » à tous nos élèves de 6ième.    

Bonnes vacances !    

« Le plus beau cadeau que vous pouvez donner à quelqu’un est votre temps parce que vous leur donnez quelque chose que vous ne pourrez jamais reprendre. »

Alors… profitez de ces vacances pour prendre soin de tous ceux qui vous entourent.

 

Gérard Dunemann 02-March Retour